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MEDITATION ET PHYSIOLOGIE
 
Source: Health Psychology doi: 10.1037/a0031362 Mar 25, 2013
Self-Reported Mindfulness and Cortisol During a Shamatha Meditation Retreat.
 
 
Voici une intéressante étude destinée à ceux qui nourrissent un intérêt pour les approches médicales et psychophysiologiques de la relaxation / sophrologie et méditation. Cette étude de l'Université de Californie montre pour la première fois dans la revue Health Psychology, une relation directe entre méditation, attention, stress et différents facteurs psychophysiologiques. Tonya Jacobs, chercheur à l’UC Davis pour le Mind and Brain Institute et auteur principal, a travaillé sur les données issues du Shamatha Project, une étude portant sur les effets de la méditation. Les chercheurs ont effectué une évaluation des différents aspects de l'attention auprès d'un groupe de bénévoles, avant et après un programme intensif de 3 mois de retraite méditative. Ils ont aussi mesuré les niveaux de cortisol dans la salive de ces participants. Les participants à la retraite ont été formés à la pleine présence contemplative et ont également été sensibilisés à la bienveillance, la compassion, la joie et l’empathie.
Les chercheurs ont trouvé une corrélation entre un score d'attention élevé et un faible taux de cortisol, que ce soit avant ou après la retraite. Le score d’attention s’est généralement accru après la retraite, associé à une diminution du taux de cortisol.
Le cortisol est une hormone produite par la glande surrénale en réaction à un stress physique ou émotionnel. Si elle est l’un des principaux acteurs du processus d’adaptation au stress, elle est responsable de divers problèmes de santé, notamment prise de poids, fragilisation des tissus, dysrégulation glucidique, ulcère gastro-duodénal et altération du système immunitaire.
En cas de stress, plus l’on parvient à rester en contact avec l'expérience sensorielle immédiate et à la tâche à accomplir, plus les niveaux de cortisol baissent. Les auteurs notent aussi qu’entraîner son esprit à se concentrer sur l'expérience immédiate permet de diminuer les ruminations sur le passé et l’inquiétude vis à vis de l'avenir,
processus mentaux qui favorisent aussi le stress et la libération du cortisol.
Il est intéressant de noter que l’utilisation importante des écrans et notamment des réseaux sociaux a pu être associée à une diminution des capacités d’attention et une augmentation du niveau moyen de stress.
L’étude suggère aussi, même si elle ne montre pas de relation de cause à effet, que la réduction des niveaux de cortisol peut à l’inverse favoriser la pleine conscience. En fait, moins j’ai de stress, moins je rumine, et plus je suis présent à la vie.
Par ailleurs, la retraite a également influé positivement sur la perception visuelle, le bienêtre émotionnel et l'activité de la télomérase, enzyme importante pour la longévité de nos cellules.
 
 
DE LA PEUR
 
Extrait du discours de Nelson Mandela lors de son investiture à la  présidence de la république d’Afrique du Sud
 
 
Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur .
Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite.
 
C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus.
Nous nous posons la question : «  qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ? »
 
En fait, qui êtes vous pour ne pas l’être ?
…vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde.
 
L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres .
…elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus ; elle est en chacun de nous et, au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autre la permission de faire de même.
 
En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres.